...L£ l0ng Cri du Sil£nc£..

Le long cri du Silence

J'entrouvrais doucement mes deux lèvres bleuies
Inspirais pleinement tous les souffles gelés,
Les goûtais un à un de ma bouche engourdie :
Ce soir là je choisis ma façon de crier.

Je me tiens là debout, dans les rues de la ville
Des images fixées tout au creux de mes yeux,
Quand la gorge s'est nouée, je prépare immobile
Le long cri du silence qui déchire les cieux.

Je voudrais vous hurler tous les maux qui me tancent,
Écraser dans mon c½ur tout le vide qui croit,
Partager tous les mots et les plaies que je panse,
Mais la gorge s'est nouée, que peut faire ma voix ?

Vous sentez, je le sais, que ces plaies d'aujourd'hui
Ces complaintes d'hier sont échos de l'absence,
Et phrases comme sons se reculent, se terrent,
Admirant, terrifiés, le long cri du silence.
...L£ l0ng Cri du Sil£nc£..

# Posté le mercredi 21 novembre 2007 12:27

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# Posté le lundi 29 octobre 2007 13:34

EsPeRaNcE

                     EsPeRaNcE
Parc£ qu£ la vi£ £st un£ suit£ d'£sp£ranc£
£t qu'il faut t0uj0urs gard£r la m£ assuranc£
Parf0is £ll£ n£ m£n£ a ri£n £t p0urtant,
On £sp£r£ t0uj0urs autant.

Parc£ qu£ la vi£ £st dur£
£t qu£ surt0ut sa dur£
T0ut£s c£s nuits sans d0rmir
A n£ p£ns£r qu'a m0n av£nir

Parc£ qu£ 0n p£ut av0ir d£s idé£s
Qui n0us pouss£rait a t0ut arr£t£r
Mais il y a t0uj0urs qu£lqu'un p0ur n0us dire
Qu£ ri£n n£ s£rt d£ m0urir...

# Posté le lundi 29 octobre 2007 13:10

...

...
Je vous voyais marcher dans la ruelle,
Alors que moi,je mgarais dans une impasse.
M
a vie me rendait si las,
Elle se déclinait en solitaire comme la consonne sans voyelle.

M
élancolie,
I
es couleur bitume,
L'isolement qui m'habite et puis...
Tant et tant d'amertume.

Mon esprit se disperse dans un monde l'amour n'existe,
Je suis le cavalier sans cheval,
E
t devant tout cela,je m'affale.
J
e pleure si sans chef d'orchestre,je suis soliste.

lancolie,
Rou
e de l'infortune,
Les
doutes qui me hantent et puis...
Tant et tant de rancunes.

Je
m'endors seul,
J
e ne cherche plus l'introuvable.
E
t je rêve d'un enfant qui porterait son cartable,
Que je tiendrais avec sa mère à côté...Utopie,le mot revient : seul.

lancolie,
Cac
hée est la lune,
Qui
éclairait mes ves et puis...
La
pluie coule lentement sur moi,inopportune.

# Posté le samedi 06 octobre 2007 07:59

Modifié le samedi 06 octobre 2007 08:35

grand corps malade : mon parcours


C'était sur une grande route, j'marchais là d'puis des jours
Voire des s'maines ou des mois, j'marchais là d'puis toujours
Une route pleine de virages, des trajectoires qui dévient
Un ch'min un peu bizarre, un peu tordu comme la vie
Evidemment j'étais pas tout seul, j'avais envie d'faire connaissance
Y'avait un tas d'personnes et personne marchait dans l'même sens
Alors j'continuais tout droit mais un doute s'est installé
Je savais pas c'que j'foutais là, encore moins où j'devais aller
Mais en ch'min au fil du temps j'ai fait des sacrées rencontres
Des trucs impressionants, faut absolument qu'j'vous raconte
Ces personnages que j'ai croisé c'est pas vraiment des êtres humains
Tu peux parler avec eux mais jamais leur serrer la main

Tout d'abord sur mon parcours j'ai rencontré l'innocence
Un être doux, très gentil mais qui manque un peu d'expérience
On a marché un p'tit moment, moins longtemps que c'que j'aurais cru
J'ai rencontré d'autres éléments et l'innocence a disparue

Un moment sur mon ch'min, j'ai rencontré le sport
Un mec physique, un peu grande gueule mais auprès d'qui tu d'viens fort
Pour des raisons techniques on a du s'quitter c'était dur
Mais finalement c'est bien comme ça, puis l'sport ça donne des courbatures

J'ai rencontré la poésie, elle avait un air bien prétentieux
Elle prétendait qu'avec les mots on pouvait traverser les cieux
J'lui ai dit j't'ai d'jà croisée et franchement tu vaux pas l'coup
On m'a parlé d'toi à l'école et t'avais l'air vraiment relou
Mais la poésie a insisté et m'a rattrapé sous d'autres formes
J'ai compris qu'elle était cool et qu'on pouvait braver ses normes
J'lui ai d'mandé tu penses qu'on peux vivre ensemble ? J'crois qu'j'suis accroc
Elle m'a dit t'inquiêtes le monde appartient à ceux qui rêvent trop

Puis j'ai rencontré la détresse et franchement elle m'a saoulé
On a discuté vite fait mais rapidement je l'ai r'foulée
Elle a plein d'certitudes sous ses grands airs plein d'tension
Mais vous savez quoi ? La détresse, elle a pas d'conversations

Un moment sur ma route j'ai rencontré l'amour
J'lui ai dit tient tu tombes bien, j'veux t'parler d'puis toujours
Dans l'absolu t'es une bonne idée mais dans les faits c'est un peu nul
Tu pars en couille une fois sur deux faudrait qu'tu r'travaille ta formule
L'amour m'a dit écoute petit ça fait des siècles que j'fais mon taff
Alors tu m'parles sur un autre ton si tu veux pas t'manger des baffes
Moi j'veux bien être gentille mais faut qu'chacun y mette du sien
Les humains n'font aucun effort et moi j'suis pas un magicien
On s'est embrouillé un p'tit moment et c'est là qu'j'me suis rendu compte
Que l'amour était sympa mais que quand même il s'la raconte

Puis il m'a dit qu'il d'vait partir, il avait des rendez-vous par centaine
Que ce soir il d'vait diner chez sa d'mi-soeur : la haine
Avant d'partir j'ai pas bien compris, il m'a conseillé d'y croire toujours
Puis s'est éloigné sans s'retourner, c'était mes derniers mots d'amour
J'suis content d'l'avoir connu, ça j'l'ai bien réalisé
Et je sais qu'un d'ces quatre on s'ra amené à s'recroiser

Un peu plu stard sur mon ch'min j'ai rencontré la tendresse
Ce qui reste de l'amour derrière les barrières que le temps dresse

Un peu plus tard sur mon ch'min j'ai rencontré la nostalgie
La fiancée des bons souvenirs qu'on éclaire à la bougie

Assez tôt sur mon parcours j'avais rencontré [g]l'amitié

Et jusqu'à c'jour, elle marche toujours à mes côtés
Avec elle j'ma tape des barres et on connait pas la routine
Maintenant c'est sûr, l'amitié, c'est vraiment ma meilleure copine

J'ai rencontré l'avenir mais il est resté très mystérieux
Il avait la voix déformée et un masque sur les yeux
Pas moyen d'mieux l'connaitre, il m'a laissé aucune piste
Je sais pas à quoi il r'semble mais au moins j'sais qu'il existe
J'ai rencontré quelques peines, j'ai rencontré beaucoup d'joie
C'est parfois une question d'chance, souvent une histoire de choix
J'suis pas au bout d'mes surprises, là d'sus y'a aucun doute
Et tous les jours je continue d'apprendre les codes de ma route

C'était sur une grande route, j'marchais là d'puis des jours
Voire des s'maines ou des mois, j'marchais là d'puis toujours
Une route pleine de virage, des trajectoires qui dévient
Un ch'min un peu bizarre, un peu tordu, un peu comme la vie.

# Posté le mercredi 03 octobre 2007 08:27